Penang Kuala Lumpur Kuala Lumpur 2014  

 

Depuis que je descends vers le sud, depuis Trang, les temples bouddhistes se raréfient, les mosquées se multiplient. On entend le chant du muezzin, on mange halal, les femmes portent le foulard, certaines sont très couvertes. Comment font-elles avec cette chaleur !

A Hat Hay, je patiente quelques heures en attendant le bus suivant qui m'emmènera à Penang, une île au Nord-Ouest de la péninsule malaise. Long trajet, interminable passage de la frontière, chipotage d'un douanier à cause de ma photo....

 

 

 

20 décembre 2010, la page de la Thaïlande est tournée. Me voilà en Malaisie depuis hier soir après deux longues journée de transfert. Ah les passages de frontière ! Que de temps perdu pour quitter le royaume de Siam ! Que de chinoiseries pour entrer en Malaisie. J'ai failli être refoulée : ma photo posait problème, le douanier a cherché à déchirer le film qui recouvre ma photo pour être sûr que ce n'était pas une « picture ». Il a fini par me demander mon âge et à me dire « You are strong to travel alone ! »

 



 

Je n'aime pas trop Penang. La côte d'Azur transposée en Asie.
J'ai aimé la rencontre avec d'autres voyageurs hébergés chez Michel, un couchsurfeur marseillais qui vit en Malaisie. Il y avait une Belge, deux finlandaises, un Français, un Américain et moi.

 

 

Un avantage du tourisme de luxe : un superbe hôtel accepte de nous recevoir pour une connexion wifi. On s'installe dans de profonds canapés sous l'air frais des ventilos. Nous sommes accueillis avec force sourire, on ne nous demande rien, même pas de prendre un verre.






Les journées se passent entre petits dej' de pancake-banane, balades sur la plage où les locaux se baignent tout habillés, découverte du quartier et repas du soir au marché de nuit avec des spécialités malaises, indiennes, chinoises, philippines...



Plats philippins

 

 

Arrivée à Penang en mini bus par le long pont suspendu, je repars deux jours plus tard par le bac qui me dépose à Butterworth, ville frontière très animée d'où je prendrai le train pour Kuala Lumpur. Encore une nuit de voyage dans un wagon inconfortable.

 

 

Ceci n'est pas un départ de course de motos. Au feu vert, chacun démarrera vers ses occupations...


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Pendant mon court séjour en Malaisie c'est la ville, la grande Kuala Lumpur, qui a ma préférence avec sa diversité architecturale, ses quartiers chinois, indiens et la City, centre hyper moderne où les tours de verre et de métal s'élancent vers le ciel, se mirent dans les bassins qui éclairent les jardins. C'était trois jours avant Noël. Guirlandes, Père Noël, sapins enneigés, bonshommes de neige, Merry Christmas et Happy New Year en lettres dorées. Les traditions de nos contrées ont envahi les pays chauds et de confessions autres que chrétiennes.

Mises à part les nombreuses mosquées, normal en pays musulman, j'ai rencontré, au fil de mes pérégrinations urbaines, des temples hindous et chinois. Des sanctuaires chrétiens ? Je n'ai pas souvenir. Y en a-t-il ?

 

Et puis j'ai testé ... Quoi ? Regardez bien ! Cliquez sur l'image pour mieux voir.

 

Le 24 décembre je quitte la capitale malaise. Une partie de la famille m'attend à Bali pour fêter Noël. Je repasserai à Kuala Lumpur fin février, me replonger deux jours dans la grande métropole avant de poursuivre mon périple vers le Cambodge.

 

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Retour à Kuala Lumpur

 


Un, deux, trois... jamais deux sans trois. Le 3 avril 2014, je débarque du sleeping-train, toute fraîche malgré les 36 heures de voyage depuis Bangkok. J'aime bien revenir à Kuala Lumpur, quelques jours, avant de repartir cette fois vers Bali, visite familiale. Immédiatement, je reprends pied dans le grand KL Sentral Station. Métros, trains, rapides, express, intercity, et même monorail convergent ici. Le KL Sentral est une pieuvre à dix tentacules.


Sans hésitation je me dirige au sous-sol, c'est de là que partent les bus vers l'aéroport entre autres. C'est aussi le chemin pour aller, tout près de là, à ma guesthouse attitrée. Hélas où est mon itinéraire habituel ?
Tout autour de moi se dressent des immeubles de verres et d'acier, là où deux ans auparavant, s'alignaient de modestes maisons à seulement un étage, bariolées de couleurs passées, avec le rez-de-chaussée occupé par de petites échoppes-restaurants. Mon repère : la station d'essence sur la gauche. Je finis par la dénicher. Elle aussi a fait peau neuve, elle a même changé de nom. Esso a remplacé Mobil. Evidemment il pleut. Je comprends pourquoi les tours poussent comme des champignons. Il reste cependant quelques anciennes maisons de style comme le Vivekananda Ashram qui j'espère seront épargnées.

 

 

Les prix aussi ont grimpé. Un lit au Central Lodge, qui n'a de luxe que le nom, a doublé. Finalement "on" se souvient de moi, le tarif est ajusté à la qualité. Je crains qu'à ma prochaine venue le quartier indien ait été rasé. C'est pourtant dans ces petits restaurants indiens-malais que je vais le soir me régaler de rotis canai ou tosai, de chapatis, de naans, tous ces délicieux "pains" accompagnés de sauces épicées et de teh tarik (thé au lait sucré, chaud et mousseux). Mais c'est le dosai paper qui est le plus surprenant des plats ! Regardez

 

 

L'un de ces immeubles nouveaux abrite un immense, un spectaculaire centre commercial, partiellement ouvert. Le Nu Sentral. Les marques mondiales s'étalent sur une dizaine de niveaux au moins. J'ai pris beaucoup de plaisir à jouer de mon reflex dans les escalators, les vitrines... Le soir, sur le parvis du building, un groupe de danseurs répétaient une danse. Les couleurs chatoyantes volaient au rythme de la musique et de leurs pas.

 

Demain j'irai revoir la City, les tours Petronas, les bassins où les jets d'eau fonctionneront et où les piscines seront prises d'assaut par un grand nombre d'enfants.
En effet, il y a beaucoup de garçons, quelques fillettes tout habillées, dont une la tête couverte d'un hijab. Il ne faut pas oublier que parmi cette diversité, cette modernité, cette apparente tolérance, cette extravagance parfois, la Malaisie reste un pays musulman.




Un petit tour dans les jardins à la recherche de ces oiseaux que j'entends piailler dans les arbres et qui passent dans l'air aussi vite que l'éclair. Timidité, frayeur, le temps de poser un oeil sur eux ils sont déjà loin. Il ne me reste que les gros, les Martins tristes qui ne se sauvent pas mais qui, dès que vous aurez tourné le dos viendront glaner les miettes que vous aurez laissées à vos pieds.

Après demain ce sera mon tour de m'envoler vers l'Indonésie toute proche. Je vous laisse la nouvelle galerie photos.

 

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Créé le 2 octobre, 2011
Modifié le 29 novembre, 2014

Malaisie, 2010/11-2014, Mireille Jeanjean Les textes et les photos édités sur ce site sont la propriété de l'auteur.... sauf exception avec auteur cité
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