León-Las Peñitas Granada-Ometepe San Juan del Sur Esteli-Matagalpa Bluefields.... San Carlos-Rio San Juan
   


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Ancien blason

 

 

 

 

 

Deux bandes bleu marine comme les deux mers qui bordent le pays :
Océan Pacifique à l'ouest, Océan Atlantique (Mer des Caraïbes) à l'Est.
Entre les deux une bande blanche symbolise la paix.

Le blason au centre différencie ce drapeau d'avec ceux du Salvador et du Honduras. Avant l'Indépendance, ces trois pays ainsi que le Guatemala et le Costa Rica étaient unis en une fédération d'Amérique centrale.


Les cinq volcans qui figurent sur le blason représentent les cinq états de l'union.

Le triangle symbolise l'égalité, l'arc-en-ciel la paix, les rayons de lumière et le bonnet phrygien la liberté

 

D'autres symboles représentatifs du Nicaragua :


- Le Calycophyllum candidissimum famille des Rubiaceae est l'arbre national

- Le motmot à sourcils bleus est l'oiseau national , momotus momota ? Guardabarranco (Eumomota superciliosa) ?
- La fleur du frangipanier (Plumeria rubia) est la fleur nationale


 

 

27 février 2015, je quitte le Salvador. Un bus, un pont à pied, la frontière Amatillo est là. De l'autre côté c'est le Honduras, passage obligé pour arriver au Nicaragua. Une heure de bus, un pont à pied, un nouveau pays m'accueille. Un dernier bus m'emmène à León, petite ville du Nicaragua.


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Devant les images de magnifiques paysages, j'en oublie les 10 heures de voyage : 5 bus et quelques centaines de mètres à pied pour passer deux frontières. Un petit déjeuner et des litres d'eau pour palier la chaleur.

 

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Santiago de los Caballeros de León


"Il te tombe une lune ! C'est du feu ! " disait ma mère en revenant de la prise d'eau avec le pot-à-eau empli d'eau fraîche. Il fallait la traverser la cour du mas sur le coup de midi, en plein mois d'août. Plus tard, c'est moi qui serai de "corvée" d'eau. Cette corvée était un plaisir. Aller se rafraîchir autour du bassin d'eau fraîche. Fillette, dès 10 heures j'étais consignée derrière les volets à l'espagnolette et les fenêtres closes. C'était l'heure où mon père, parti au point du jour travailler à la vigne, revenait pour une sieste réparatrice en attendant le dîner (oui, le dîner, pas le déjeuner ; c'est ainsi qu'on disait dans nos campagnes peu après guerre). Quant à moi, je m'appliquais sur mon cahier de vacances en prenant soin de ne faire aucun bruit. Un crayon qui tombait ou une poignée de porte qui grinçait suffisait à réveiller mon père qui ne manquait pas de nous accabler de reproches.
Je raconte ces petites intimités car aujourd'hui en sortant de l'auberge la température de la rue a ravivé ces souvenirs. 30°C ? 35°C ? 36 ! annonce la météo du coin et prévoit 37 pour demain ! Je reste à l'ombre de la galerie qui entoure la courette de l'auberge en attendant l'atténuation de la chaleur torride qui règne sur la ville de León au Nicaragua.

La chaleur, les habitants l'ont connue beaucoup plus forte à plusieurs reprises au cours du temps. En effet les éruptions du volcan Momotombo ont touché la cité, l'ancienne cité. Celle où j'ai séjourné a été déplacé à 30 km à l'écart du monstre. Si il est apparent dans la perspective de certaines rues, il ne peut plus l'atteindre.


Au loin, le volcan Momotombo Cliquez agrandissez

 

L'image de la lune qui tombe a été remplacée ce matin ou cette nuit par des chutes de tuiles. Bien réelles cette fois. Le vent n'est pourtant pas fort, juste ce qu'il faut de temps en temps pour supporter la chaleur. Après avoir vu le premier tas de tuiles brisées à la esquina (carrefour), j'ai pris soin de marcher au plus près des murs, à l'abri de la pente du toit qui déborde largement sur la rue. J'avais bien remarqué hier les toits déformés, des angles écroulés, des tuiles soulevées, d'autres qui glissent inexorablement et dépassent dangereusement le bord. Il faut dire que les villes coloniales datent et que les toits n'ont pas souvent vu de couvreurs. Une plaque de tôle, une feuille de plastique colmatent les trous.

 


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La petite ville tranquille vit à l'ombre de Sandino. Son portrait, sa silhouette sombre, ses slogans s'affichent sur les murs. Des murs qui relatent aussi l'histoire violente du pays, les révoltes, les protestations, les espoirs de la jeunesse pour l'égalité et l'éducation.

 

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J'ai ainsi "rencontré" au hasard des rues Edgar Munguia dit "La Gata Munguia", je l'ai d'abord pris pour le Che. Comme lui "La gata" a lutté pour un monde meilleur dans son pays. Il a pris une part active dans la révolution contre le régime de Samoza.

 

D'autres murs peints vous parleront mieux que moi.
Ecoutez-les... CLIC sur l'image

 

Bien que parfois maltraitée, cette ville sympathique m'a gardée trois jours. Pas en prison ! Seule la force du soleil me tenait enfermée quelques heures par jour, mais le soir lorsque le soleil couchant embrasait la cité, j'étais dans les rues, admirative des couleurs que les rayons faisaient naître sur les façades des nombreux édifices religieux et des maisons coloniales, transformant la violence du blanc en tendres couleurs pastel.

La nuit tombée un petit marché de nuit m'accueillait avec sa variété de spécialités culinaires et ses boissons. Autant de délices que je partageais avec quelques voyageurs de passage à l'auberge "El Albergue".

 

Un petit tour de danse ? Effleurez l'image
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Pour la visite de la ville..

 


 

Las Peñitas , au bord du Pacifique, n'est qu'à 20 minutes de León. Quelques jours de farniente dans ce petit village de pêcheurs. Pour combien de temps encore... ?
El Pelicano est une ancienne maison. L'hébergement est bon marché. Une climatisation naturelle tempère l'immense étage ouvert aux quatre vents. Une table de nuit, un lit, une chaise pour chaque résident de passage. Au rez-de-chaussée la cuisine ouverte pour tous, un grand salon, une terrasse ombragée et dans le jardin un douche de fortune.
Marée haute ou marée basse, la plage est accessible. Les surfeurs s'amusent sur les vagues parfois violentes et dangereuse où le vent soulève de vaporeuses écharpes d'eau. Des creux dans les rochers attirent des oiseaux friands d'animalcules que la mer abandonne en se retirant et dans le ciel tournoient les frégates en quête de pitance.
Les couleurs du soir sont particulièrement admirables

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Je quitte l'eau salée de Las Peñitas pour le plus grand lac d'eau douce du pays : le lac Nicaragua.

 

Quelques jours à Granada petite cité au bord du lac. Ses maisons coloniales, ses nombreuses églises souvent baroques, ses fresques qui rappellent l'histoire de la colonisation, ses jus de fruits et de légumes délicieux, son jardin des poètes qui met à l'honneur entre autres Ruben Dario, l'enfant du pays.
Ville prisée par les touristes, mais au mois de mars on ne s'y bouscule pas.
Le vent qui souffle en permanence trompe la chaleur ambiante et soulève les vagues.
Va-t-on pouvoir embarquer pour l'île Ometepe ?

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Arrivée au port de Moyogalpa, une structure sommaire présente la silhouette de l'île avec ses deux volcans surgis du lac.
Une carte vous permet de découvrir les détails et mon itinéraire à pied, en vélo, en bus tout en bravant la violence du vent,
les poussières et autres débris qu'il ne manque pas de soulever.
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Longues balades sur les plages occupées par de nombreux oiseaux aquatiques et pas seulement; les rapaces s'y rencontre aussi comme cet urubu noir et ce caracara aux joues orangées sous une calotte noire. Je découvre un oiseau bleu, assez gros, très beau, peureux ou timide pour accepter une prise de vue. Il se pose et s'envole, se repose sur une branche. De magnifiques chevaux caracolent, se désaltèrent, promènent leurs petits sur le sable désert parfois recouvert d'Ipomoea pes-caprae, dite Ipomée pied-de-chèvre en français ou Patate à Durand en créole réunionnais.

 

 

Du côté de Moyogalpa, la ville au pied du volcan Concepción, je découvre ce panneau au bord de l'eau. Il me parle de Québec et du Cégep Limoilou qui oeuvre pour la protection de l'île.



Clic sur l'image

 

 

 

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Il est temps de quitter cette île dépaysante, non sans avoir fait un tour dans la réserve de Charco Verde, avant d'embarquer au port de San José. L'arrivée tardive m'oblige de passer une nuit à Rivas. Cette petite ville n'offre guère d'intérêt sauf cet intéressant graphe...

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Ometepe Galerie photo

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Demain un bus me conduira à nouveau sur la côte pacifique. A San Juan del sur.

 

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Retour au bord du Pacifique pour un passage programmé au Costa Rica.
San Juan del Sur
à cette période est soumise au vent violent de terre qui soulève les vagues et vaporise leur crête telle une chevelure vaporeuse. Malgré le vent, la chaleur est quasi insupportable. De plus, le centre ville est transformé en un énorme chantier. Il faut avoir bon pied, bon oeil et des qualités acrobatiques pour se déplacer au milieu des tranchées sur d'improbables ponts et d'instables trottoirs... quand ils existent.

Ailleurs par les rues qui grimpent sur les collines, les rafales de vent sont telles qu'elles obligent à s'accroupir pour ne pas être emporté. Mais de là-haut, le panorama est superbe sur les criques de cette côte très découpée.

 

 

Pour des raisons de tarifs aériens élevés mon passage programmé au Costa Rica est reporté. Je rebrousse chemin pour éviter d'entrer trop tôt au Costa Rica, un pays où la vie est parfois plus chère qu'en France. J'attendrai une ou deux semaines avant mon décollage (le 21 avril), pour passer la frontière.

Rendez-vous à Esteli dans le Nord du Nicaragua.

 

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Rebrousser chemin, rechercher la fraîcheur, peut-être à la montagne du côté d'Esteli et de Matagalpa. Rencontrer hélas l'extrême sécheresse, la grosse chaleur du jour. Heureusement, les nuits sont agréables grâce à l'altitude moyenne.
Les vallées environnantes abritent des cultures. Les marchés abondent de fruits délicieux mûrs à point. C'est aussi la région du cacao et du café.
A Matagalpa, je dors dans une vieille maison tout en bois. Le plancher me rappelle celui du grenier familial où malgré l'interdiction formelle de mon père, j'aimais me promener sur les lattes plus ou moins vermoulues à la recherche de trésors ou de petits chats à peine nés.
Le sol de la cour est recouvert de grains de café. De temps en temps une personne passe un râteau en bois semblable à nos râteaux à faner. Peu à peu la peau sèche, se détache et la graine apparaît blanche. Dommage que le café que l'on boit ici soit la plupart du temps si mauvais, tellement servi dilué. Du jus de chaussette ! Du pipi de chat ! Quand ce n'est pas une mauvaise imitation de nescafé.
Toujours dans la cour une cage où deux perroquets bavardent, chantent et rigolent quand j'essaie de communiquer avec eux.

Dans l'église de Matagalpa j'ai découvert des Saints.


- San Martin de Porrès (Martin de la charité) dont je ne savais rien, pourtant originaire de Lima.


 

 

 

- De San Expedito (saint expédit) j'avais entendu parlé à La Réunion où il est prié et où des petits autels lui sont dédiés le long des routes des Hauts de l'île.

 

 

Des statues il y en a aussi dans la ville, celles qui honorent les enfants de la révolution sandiniste contre le régime Somoza :
Tomás Borge Martínez et Carlos Fonseca Amador.




Et aujourd'hui, les femmes manifestent pour ... lisez les slogans en agrandissant l'image. CLIC


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Je ne m'attarde pas dans ces deux cités. La côte caraïbe m'attend.
Mais avec la Semaine Sainte les soucis commencent... à voir dans la suite du programme

 

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D'autobus, à travers des terres arides, en bateau sur le Rio Escondido, je suis arrivée à Bluefields, à l'embouchure du fleuve.

 

A partir de maintenant, les déplacements ne se feront qu'en bateau ou à pied. Des bateaux remplis au-delà du possible! Des barques à l'allure excessive. Evidemment les mauvaises places sont pour les derniers arrivés, à l'avant du bateau qui gifle la surface de l'eau. Paf, paf, paf ... Aïe, aïe, aïe ....

 

Suis-je encore au Nicaragua ?
Quand je vois la diversité de la population de cette Région Autonome Caraïbe du Sud, je me crois parfois dans un pays d'Afrique ou en Jamaïque ou encore quelque part dans un film made in Louisiane. La diversité est autant dans le mode de vie que dans l'apparence physique et le langage où se mêlent anglais, espagnol et autres idiomes qui forment à mon avis une langue créole.
Différentes communautés donc. Six - si j'en crois la sculpture - qui vivent dans différents barrios (quartiers) de la ville. Ces "peuples" (Mestizo, Miskito, Sumo, Rama, Garifuna et afro-descendants) sont plus ou moins issus de métissage entre Espagnols, Indiens, Africains.

J'ai sillonné la cité, me suis attardée dans un quartier déshérité. Des cases en planches peintes, collées les unes autres. Des ruisseaux-égouts le traversent de long en large ainsi que des chemins cimentés qui doivent être bien utiles en saison des pluies. On s'extasie devant les cases colorées, les bambins joyeux et on oublie les effluves nauséabondes. Les gens parlent un anglais incompréhensible (pour moi en tout cas) et un espagnol tout aussi difficile à comprendre.
La population de ces différents quartiers est soumise à une forte influence religieuse apportée par les églises venues des USA. Dimanche, ville morte sauf dans les églises où les chants retentissent et où vous êtes accueillis chaleureusement avec moult serrements de main.

L'alcoolisme et peut-être aussi quelques drogues semblent toucher l'inactivité humaine.

 

Bluefields est si près des îles Corn, comment résister ?
Il suffit de 4 à 5 heures de bateau seulement pour arriver à la grande île.
Je ne m'attarde à Big Corn. Little Corn est tout près. La barque qui y mène est déjà là. J'embarque pour quatre jours de bonheur et de calme sur cette île où les cocotiers se penchent sur le sable doré comme s'ils voulaient goûter à cette eau transparente et tiède qui, en allant de la rive à l'horizon, passe du turquoise au bleu outremer.
Ici sauce curry et coco accompagne poissons, langoustes, camarons et autres pollos (hé oui le poulet est toujours là) mais aussi les légumes comme je n'en avais plus mangés depuis des semaines !
Quant à ma chambre, il ne faut pas trop regarder. Elle pourrait s'appeler grenier. Pas de plafond, des fers de chantier posés sur les poutres (l'un deux sert de support à la moustiquaire). Mais elle est vaste avec des clous partout qui me permettent d'étaler toutes mes affaires humides. L'ampoule, posée entre les deux chambres diffuse une faible lumière. Le ventilateur tourne à plein régime, mais l'air reste presque statique. Je ne suis pas seule dans cette chambre, une babouk (grosse araignée) a partagé ma nuit.

 


Captain D me ramènera à Bluefields le temps d'une belle et bonne nuit sur les couchettes rudimentaires du pont supérieur, enveloppée d'une fraîche et douce brise marine. Une aubaine car les couchettes plus "confortables" de l'étage inférieur sont horriblement chaudes malgré les énormes ventilos qui tournent à plein régime avec un bruit de tempête tropicale. Tout cela avec un supplément conséquent.

 

 

 

Après une journée de repos à Bluefields, dans le même hostal avec piscine, cuisine, bassin de lavage et étendage dans le jardin et une bonne connexion wifi, je reprendrai la barque tape-cul pour la Laguna de Perlas, puis Orinoco et à pied jusqu'à Marshall Point, un minuscule village au bord de l'eau où les troupeaux de vaches, taureaux et brebis déambulent autour des cases en bois colorées éparpillées sur l'herbe fraîchement tondue.

Je déambule aussi de maison bleue à maison verte, violine, jaune, orange... enfin toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, il y a même une maison rouge. Oui.
L'église est blanche, un peu de bleu, un peu de rouge. La cloche est suspendue à un portique sur le côté gauche. Drôle de cloche : une roue dentée qui semble sortie d'un engrenage géant. J'ai testé, elle sonne clair.

Quel calme, pas un chat dehors sauf ce vieil homme assis sur un fauteuil en plastique à l'ombre de la galerie. Je le salue, il me questionne, il me montre la maison de son fils. Pendant que j'admire cette grande et belle demeure en dur, il se lève, entre entre chez lui et revient avec une assiette, une cuillère et deux fruits. Des lulos ou des lucumas, j'ai oublié le nom mais pas la délicieuse saveur.



 


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Liaison entre la Laguna de Perlas et San Carlos

 

2 avril 2015, la pire journée de tout mon voyage.

5 h du mat le bus est là dans la rue principale de la Laguna de Perlas. Le chauffeur, arrivé tard dans la nuit, dort encore sur la banquette arrière de son véhicule. Le trajet est long jusqu'à El Rama et peu attractif. La piste traverse la forêt de palmiers exploitée pour son huile. Les travailleurs montent ou descendent du bus selon la relève.
Il est encore tôt en arrivant au terminal. Où est le bus pour Juigalpa ma prochaine destination ? Hélas c'est la semaine sainte !
Ici, semaine sainte rime avec ville morte. Cerrada, cerrado, semana santa ... les quatre mots les plus prononcés ces derniers jours.
Restaurants fermées, aucune boutique ouverte ou presque, quasiment pas de transport. J'ai passé la journée à espérer dans cette localité sans attrait et à écouter les balivernes des uns et des autres. Quelle calamité, je ne parviens pas à désolidariser mes deux oreilles ! Mon cerveau saturé finit par péter les plombs quand finalement il y a bien un bus à 6h30 pm ! Mais je dois payer la totalité du trajet alors que je m'arrête à mi-chemin exactement de Managua.
A 22 h, la nuit est bien noire quand j'arrive devant l'hospedaje que j'avais pris soin de réserver quelques heures plus tôt.

 

3 avril 2015

Me voilà à Juigalpa, une petite ville sans intérêt sauf peut-être le plaisir d'être au calme et l'avantage d'être sur la route de San Carlos, ma destination suivante. Ce matin dans la ville vide, sauf l'église et d'autres lieux de culte que je ne peux vous énumérer tant ils sont nombreux (il y a même les Mormons), je suis partie à la recherche d'infos pour aller à San Carlos. Croyez-moi ou non, je suis arrivée devant le terminal d'autobus en même temps qu'un « chiken bus ». San Carlos ! San Carlos ! criait l'aide du chauffeur. Ma mochila, ma mochila, m... ! m.... ! elle est dans ma chambre ! On m'a tellement répété qu'il n'y aurait pas de bus ! Semana santa ! Semana santa ! Demain je l'aurai sur le dos ma mochila pour retourner à pied au terminal.
En attendant allons prendre un bon repas. Poisson arrosé de sauce curry-coco, entouré de banane madura, de riz, de petits légumes cuits et d'une salade de chou-oignon-tomates arrosée de citron vert.

 

4 avril 2015 Enfin San Carlos !

 

Je ne suis là que de passage. Une nuit seulement sur le chemin de San Juan Nicaragua (anciennement San Juan del Norte. Cette petite pension de famille fera l'affaire. Hélas le soir l'étage où je dors se transforme en boîte de nuit. Sono à fond, toilette et salle de douche ouvertes à tous ! Un lavabo sale dans un coin. Je parviens tout de même à dormir dans une cellule surchauffée.
Lors de mon deuxième passage, je trouverai une autre pension : Hostel Charlotte. Alicia m'a reçue comme quelqu'un de sa famille. J'ai pu préparer à manger dans sa cuisine.

 

Je quitte San Carlos pour descendre le rio San Juan qui sort du lac Nicaragua et serpente au milieu d'un jungle quasi impénétrable jusqu'à son embouchure dans la mer des Caraïbes. Une grande partie de son cours sert de frontière naturelle avec le Costa Rica.
Les oiseaux y sont nombreux : Aigrettes, hérons, anhingas, cormorans...
 
Anhinga d'Amérique, Anhinga anhinga, famille : Anhingidés

 

 


 

Après trois heures de navigation voilà El Castillo, petite étape tranquille. La forteresse construite par les espagnols était un point stratégique pour faire obstacle aux pirates anglais. On y parle d'un certain Sir William Drake et de la fièvre de l'or. Période dingue où on ne parlait pas encore de dengue, de chikungunya, de malaria. On mourait de fièvres, à la pointe de l'épée ou à la piqûre des moustiques qui infestent la région.
J'ai appris en visitant le castelito qu'un projet envisagé par Napoléon III visait à utiliser le Rio afin de relier Atlantique et Pacifique via le lac Nicaragua et un canal creusé de Rivas à San Juan del Sur. C'est Panama qui a eu la préférence


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Je pousse jusqu'à San Juan Nicaragua. 6 à 7 heures de bateau inconfortable ! Mais quel repos malgré la forte chaleur. Finis les véhicules à moteur à part quelques bateaux sur le Rio et hier une roto-fil sur l'aire de base ball. Les bicyclettes bien huilées surprennent quand elles passent à côté de vous sur les étroits chemins bétonnés et surélevés qui quadrillent le village. Le village, de petites cases en bois peintes de couleurs vives, à l'ombre des palmiers, manguiers, bananiers, bougainvillées, hibiscus. Ici, comme dans la région Caraïbe Sud, on croit être dans un autre pays. Les coutumes, l'alimentation sont différents. C'est une région isolée, ravitaillée par bateau et le bateau n'arrive pas toujours, surtout en saison sèche quand le débit du rio est au plus bas. Pas de bateau, pas de provision. L'épicerie manque de tout même d'eau en bouteille
Cette région frontalière est très surveillée. Certains chemins sont interdits...

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Si vous voulez bien embarquer pour une petite visite, une Galerie photo vous attend. CLIC !

 

 

 

Si vous préférez, demi-tour immédiat vers San Carlos
pour un départ demain matin, encore en bateau
cette fois sur le Rio Frio,
direction Los Chiles au Costa Rica.

Je vous y attends...

 

 


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Créé le 6 novembre, 2015
Modifié le 15 octobre, 2016

© Méso-Amérique -2014/15, Mireille Jeanjean. Les textes et les photos édités sur ce site sont la propriété de l'auteur...
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